Jour 1 - Jour après jour, faire confiance Jour 2 - La confiance en Marie Jour 3 - La confiance de l'Eglise Jour 4 - Confiance les jours de tempêtes Jour 5 - Bâtir un environnement de confiance Jour 6 - Je suis là dans vos familles Jour 7 - Je suis là ! Présence de la Vierge Marie Jour 8 - Je suis là ! Présence du Christ ressuscité Jour 9 - CONFIANCE ! Il vous précède en Galilée Neuvaine 2011

JOUR 5
Bâtir un environnement de confiance

Ex 47, 1-2, 8-9, 12; Jn 19, 25-37
Prédicateur: Père Michel Legault, m.s.a., D. PH.

Bâtir un environnement de confianceLa Samaritaine que Jésus rencontra au puits de Si-chem lui demanda au bon Maître (Rabbouni) de lui donner de cette eau qui étanchera sa soif pour toujours. Nous avons tous expérimenté la soif et nous savons combien l’eau est vitale. Dans le désert, l’eau est plus précieuse que l’or et le pétrole. Pourquoi ? Parce qu’elle est source de vie. L’eau est une réalité essentielle de la vie humaine comme de la vie chrétienne. Il n’est pas difficile de prouver que l’eau est in-dispensable à la survie de tout être organique.

 

Mais il faut les yeux de la foi pour comprendre que l’eau du baptême nous a communiqué une nouvelle vie, la vie de l’état de grâce, la vie divine des enfants de Dieu. Puis au cours de notre croissance spirituelle, notre âme a été en-tretenue vivante par l’eau de la grâce qui nous vient par la Parole de Dieu et les sacrements. D’où vient donc cette eau qui jaillit pour les croyants en source de vie éternelle ? C’est au Calvaire que Jésus, notre Rocher, a été transpercé par la lance et que, de son côté, ont jailli du sang et de l’eau, l’eau de la Vie .éternelle, l’eau de l’Esprit Saint qui fait produire les fruits dont nous parle saint Paul dans sa lettre aux Galates (5, 22-23).

Le coeur de Jésus est la Fontaine d’où coule la vie divine qui nous transforme, mais Jésus, quant à lui, a voulu boire le lait très pur de sa Mère. Ainsi Marie, sous l’action de l’Esprit Saint, a été pour notre Sauveur la fontaine de la vie humaine. De Marie, « fontaine du salut », a jailli la Parole vivante incarnée, le Verbe de Dieu fait chair. Parce qu’elle est la Mère de Jésus, fontaine ultime du salut pour tout homme, Marie participe à la mission de son Fils en étant elle-même aussi « fontaine du salut », elle qui a donné au monde le Sauveur. Quand nous avons faim et soif de justice, allons à Marie, « Fontaine du salut », qui nous conduit à son tour au Coeur de son divin Fils d’où jaillit le fleuve de la vie éter-nelle annoncée autrefois par le prophète Ézéchiel.

Allons plus loin ensemble,

C’est une constante reconnue en géographie que les établissements humains, hameaux, villages et villes se sont toujours  établis près d’une source d’eau douce : source naturelle, puits, rivière ou lac. Pourquoi? Parce que l’eau est essentielle à toute vie sur terre. L’eau est source de vie : plantes et animaux survivent et croissent grâce à l’eau. L’eau est essentielle à la survie de tout être organique. Dans le désert, l’eau est plus précieuse que le pétrole et même l’or. C’est pourquoi certains futurologues affirment que les guerres de l’avenir ne se feront plus pour le contrôle du pétrole, mais pour l’accès à l’eau potable. N’est-ce pas que la guerre entre la Syrie et Israël a eu pour objet le contrôle de la source du Jourdain au Golan, l’eau du Jourdain étant vitale pour la survie d’Israël?

L’eau est aussi une réalité bien présente dans la Sainte Écriture. Le texte d’Ézéchiel que nous venons de lire le montre bien. L’eau qui coule à partir du temple de Jérusalem et qui assainit les eaux de la Mer Morte permet aux animaux de se multiplier en abondance et aux arbres fruitiers de porter des fruits nouveaux. Les Pères de l’Église ont vu dans cette eau, les flots de grâce jaillissant du coeur transpercé de Jésus sur la croix. Comme nous le rapporte saint Jean, « un des soldats avec sa lance lui perça le côté; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. »

Cette eau jaillissant du Coeur de Jésus, fontaine intarissable de vie divine, c’est l’eau du Baptême, l’eau de notre propre baptême. Ce n’est qu’avec les yeux de la foi qu’on peut réaliser que cette eau versée sur notre front, informée par les paroles du prêtre : « N., je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit », a changé complètement notre être humain en faisant de toute notre personne un enfant de Dieu. L’eau de la fontaine baptismale nous a communiqué une nouvelle vie, la vie de l’état de grâce, la vie divine des fils et filles bien-aimés de Dieu notre Père, faisant de nous les frères de Jésus Christ, et les temples du Saint Esprit. L’eau du baptême nous a fait entrer à part entière dans le Peuple de Dieu, faisant de chacun de nous des participants au sacerdoce de Jésus. Par le baptême, nous sommes devenu UN en Jésus : « Peuple de prêtres, Peuple de Rois, Assemblée des Saints, Église du Seigneur » ainsi que le proclame un de nos plus beaux chants liturgiques.

Le baptême opère en nous une nouvelle construction; il bâtit un nouvel environnement, un environnement de confiance, comme le souligne le thème de ce cinquième jour de notre neuvaine à Marie, Reine des Coeurs. Nous ne sommes plus seulement solidaires de nos parents qui nous ont donné la vie biologique, ni de tous ceux qui nous sont unis par les liens du sang, ni de la cité ou de la patrie qui nous ont vus naître. Nous sommes devenus solidaires d’un environnement divin, celui de la Très Sainte Trinité qui veut faire sa demeure en nous. En Jean 14, 23,  Jésus l’affirme sans ambiguïté: « Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera et nous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui. » Grâce à la fontaine baptismale dans laquelle nous avons été immergés, nous sommes devenus des « pierres vivantes » de ce temple de la Nouvelle Alliance qu’est l’Église, i,e., l’Assemblée des Saints, l’Assemblée de ceux qui ont été sanctifiés, i.e., mis à part et consacrés à Dieu. Saint Pierre dans sa première lettre (2,5) l’affirme hautement pour encourager les chrétiens à prendre conscience de leur dignité et de leur incorporation au Corps mystique de Jésus : « Vous-mêmes, comme pierres vivantes, prêtez-vous à l'édification d'un édifice spirituel, pour un sacerdoce saint, en vue d'offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ. » Si l’on comprend bien le message de saint Pierre, il est clair qu’un chrétien ne peut vivre seul puisqu’il est incorporé à l’édifice spirituel bâti par Jésus et qu’il a la mission de participer au sacerdoce de Jésus, l’unique grand prêtre, afin d’offrir avec Jésus et par Jésus des « sacrifices spirituels »

Ces textes de la Parole de Dieu nous montrent clairement que notre environnement, notre édifice spirituel, c’est le Christ total, incluant ceux sur qui il a voulu fonder son Église comme douze colonnes, i.e., les compagnons de Jésus, ses apôtres et leurs successeurs qui ont mission d’ouvrir nos coeurs aux Écritures, en particulier les évangélistes et les Pères de l’Église. Notre environnement chrétien, c’est aussi la familiarité avec tous les saints du ciel, ceux de l’Ancien Testament  (Abraham, Isaac, Jacob, Joseph vendu par ses frères, Moïse, David, les prophètes jusqu’à Jean-Baptiste), tout comme les saints du Nouveau Testament, depuis Étienne, le premier martyr, jusqu’au dernier élu qui vient d’entrer dans la vision béatifique dans la seconde présente. Même les anges deviennent nos compagnons de route de tous les jours pour nous protéger et nous guider vers le Père.

Enfin, notre environnement, c’est la Vierge Marie, la Mère de Jésus et la Mère de tout son Corps mystique. Grâce à notre appartenance à Jésus par le baptême, nous pouvons appeler sa Mère, notre Mère, notre Maman  [tout comme nous appelons familièrement Dieu le Père « Abba », i.e., « Papa » en araméen]. Est-ce que nous réalisons que les eaux de la fontaine baptismale nous ont insérés dans un environnement unique de confiance et d’amour. Peut-on trouver meilleure compagnie, meilleure famille, meilleure amitié que Dieu lui-même, sa Mère et l’Église de la terre et du ciel? Prenons conscience quelques instants de tous ces liens d’amour qui nous unissent à tout ce qu’il y a de meilleur au ciel et sur la terre. Vraiment c’est Dieu qui, dans son amour infini, a bâti pour nous cette magnifique et chaleureuse maison, cette immense famille. Dans quelle autre religion peut-on trouver une si intime union avec le divin? La richesse de notre foi dépasse toutes les plus grandes prétentions de bonheur que prétend nous offrir le New Age. Dans aucune autre foi, Dieu est aussi intimement uni à nous, lui qui veut être appelé, « Emmanuel », Dieu avec nous, Dieu en nous.

Vous voyez combien nous sommes redevables au don du baptême qui a haussé notre vie humaine à la vie divine et qui transforme toutes nos activités humaines en actions divinisées par la grâce sanctifiante, tout comme l’eau ordinaire a été changée en vin par Jésus à Cana. Vous pouvez faire la cuisine ou travailler à l’usine, soigner les malades ou conduire un camion, en fait, faire n’importe quelle activité humaine; elles seront élevées en activités divinisées quand vous les faites en état de grâce et par amour pour Dieu. Vous voyez ici l’importance d’offrir votre journée dès votre réveil afin que toutes vos activités soient unies à celles de Jésus et transformées en actes d’amour de Dieu. C’est en faisant les simples actions de touts les jours que la petite Thérèse de Lisieux est devenue une des plus grandes saintes des temps modernes. La sainteté ne consiste pas à faire de grandes actions, mais de faire les actions les plus humbles de notre devoir d’état comme chrétiens mariés ou consacrés à Dieu avec beaucoup d’amour et le désir d’accomplir la volonté de Dieu même dans les plus petits détails de notre vie quotidienne, humble et monotone.

La grâce de Dieu dans nos coeurs est souvent comparée dans l’Écriture à de l’eau vivifiante, des « eaux vives ». Les eaux dont parle Ézéchiel en sont un bon exemple. Mais il y a aussi un autre passage où l’on découvre que l’eau de la grâce est source de vie jaillissant pour la vie éternelle. C’est le passage de saint Jean qui relate la rencontre de Jésus avec la Samaritaine au puits de Jacob à Sichem. À la Samaritaine tout étonnée qu’un Juif lui demande à boire, Jésus répond : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire, c'est toi qui l'aurais prié et il t'aurait donné de l'eau vive. » (Jn 4,10). La Samaritaine lui rétorque : « Seigneur, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond. D'où l'as-tu donc, l'eau vive? Serais-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits et y a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses bêtes? » (v. 12)  Alors Jésus lui fait cette magnifique réponse : « Quiconque boit de cette eau aura soif à nouveau; mais qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif; l'eau que je lui donnerai deviendra en lui source d'eau jaillissant en vie éternelle. » (v. 13-14).

Ici Jésus se présente comme la source d’où sort une eau vive qui étanche la soif de tout désir humain. Jésus est sur la croix cette fontaine divine; de son  divin coeur transpercé jaillit la grâce qui nous est acheminée par les sept sacrements et par l’écoute de la Parole de Dieu. Au cours de notre croissance spirituelle, notre âme est entretenue en vie par l’eau de la grâce qui nous vient par les canaux de l’écoute de la Parole de Dieu et la réception des sacrements, en particulier la Réconciliation et par l’Eucharistie.

Cette eau de la grâce jaillissant du coeur de Jésus c’est aussi l’eau de l’Esprit Saint qui fait produire les fruits dont nous parle saint Paul dans sa lettre aux Galates (5,22-23) : « Mais le fruit de l'Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi: contre de telles choses il n'y a pas de loi. »

Cette Parole de Dieu dans la Bible nous montre bien que Jésus est la source de vie, la fontaine du salut pour tous les hommes de tous les temps. Mais Jésus, quant à lui, a voulu boire le lait très pur de sa Mère. Ainsi Marie, sous l’action de l’Esprit Saint, a été pour notre Sauveur lui-même, la fontaine de la vie humaine; elle a aussi été pour Jésus enfant la fontaine de la parole de Dieu, car c’est elle qui, avec saint Joseph, lui a enseigné les Écritures et lui a appris à prier les Psaumes, elle qui méditait cette Parole et la gardait dans son coeur. De Marie a jailli la Parole vivante incarnée, le Verbe de Dieu fait chair. Aussi l’Église n’a pas hésité à donner à Marie le titre de « fontaine du salut ». Dans les Églises d’Orient et d’Occident, Marie a été appelée : « source d’eau vive », « fontaine de charité », « fontaine de clémence », « fontaine de grâce », « fontaine de miséricorde », « source cachée, fontaine scellée » [titre inspiré du texte d’Ézéchiel], et « fontaine du salut ». Ce dernier titre se trouve dans l’Hymne acathiste qui est, dans l’Église orientale, l’équivalent du chapelet récité comme louange à Marie dans l’Église occidentale. De nombreux sanctuaires ont été aussi édifiés en l’honneur de la Vierge Marie sous le titre de « source » et il n’est pas rare qu’ils soient proches d’une source d’eau. Pensons ici au sanctuaire de Lourdes, construit près de la grotte où Marie s’est montrée à Bernadette en 1854 et lui a indiqué l’endroit d’où jaillissait la source et elle lui dit : « Allez boire à la source et vous y laver. »

Parce qu’elle est la Mère de Jésus, lui qui est la fontaine ultime du salut de tout homme, Marie participe à la mission de son Fils en étant elle-même par participation « fontaine de salut », elle qui a donné au monde le Sauveur, elle qui intercède sans cesse pour nous auprès de son Fils, la source même de vie divine. Quand nous avons faim et soif de justice, i.e. de sainteté et d’amour, allons à Marie, « Fontaine du salut », elle qui nous conduit sûrement et rapidement au Coeur même de son divin Fils d’où jaillit le fleuve de la vie éternelle prophétisée par Ézéchiel.

Terminons notre méditation par ces invocation à Marie, « Fontaine du Salut ».

Marie, étanche notre soif de vérité et d’amour en nous faisant méditer et goûter la Parole de Dieu, toi qui la méditait sans cesse dans ton coeur.
Marie, « fontaine de salut », étanche notre soif.

Marie, obtiens nous la grâce de prendre conscience de la grandeur de notre baptême et de la vie divine qui nous a transformés en fils et fille bien-aimés de Dieu.
Marie, « fontaine de salut », étanche notre soif.

Marie, intercède pour nous auprès de ton Fils Jésus pour que nous vivions une vie chrétienne active et engagée, alimentée par la Parole de Dieu et les sacrements.
Marie, « fontaine de salut », étanche notre soif.

Marie, fais nous prendre conscience que nous sommes des pierres vivantes de l’Église et que nous devons nous engager activement en Église à travailler à bâtir avec nos frères et soeurs dans la foi un environnement de confiance et d’amour, de justice et de paix.
Marie, « fontaine de salut », étanche notre soif.

Marie, toi la Reine des coeurs, accompagne-nous au cours de cette présente eucharistie afin que nous recevions avec un désir ardent et un amour profond ton Fils Jésus dans des coeurs bien préparés.
Marie, « fontaine de salut », étanche notre soif.

Marie, intercède pour toutes les âmes qui ne connaissent pas encore Jésus, afin qu’elles puissent à leur tour boire à la source de la vie éternelle et étancher leur soif d’amour et de bonheur.
Marie, « fontaine de salut », étanche notre soif.

Marie, donne la soif de Dieu à ceux qui sont repus des biens matériels et des plaisirs charnels afin qu’ils retrouvent Jésus, la fontaine de vie éternelle.
Marie, « fontaine de salut », étanche notre soif.

Enfin, Marie, nous te prions pour tous les papas et toutes les mamans chrétiens afin qu’ils réalisent la grandeur de leur baptême et demandent la grâce du baptême pour leurs enfants afin qu’eux aussi, à leur tour, ils deviennent des enfants de Dieu et des pierres vivantes de l’Église.
Marie, « fontaine de salut », étanche notre soif.

AMEN.

Père Michel Legault, m.s.a., D. PH.


INTENTIONS DE PRIÈRE

Prions le Seigneur

Seigneur, tu as confié ta Création à l’être humain, fait à ton image et à ta ressemblance. Reçois nos prières pour que soit favorisé un bon environnement nécessaire à l’épanouissement des personnes, et que les générations à venir puissent en profiter.

R. Seigneur écoute-nous, Seigneur exauce-nous.


  1. Sois béni Seigneur pour la splendeur de ta création et des dons faits aux êtres humains. Pour que ton Esprit soutienne les progrès scientifiques afin d’améliorer le sort de l’homme et de la femme, nous te prions, toi, le Créateur.
  2. L’eau étant essentielle à la vie, pour que les dirigeants d’entreprises qui l’utilise le fasse avec un souci de l’environnement afin de contribuer au bien-être de l’humanité, nous te prions, Toi qui nous l’a confiée.
  3. Parce qu’ils ne vivent pas suffisamment en harmonie avec ta Volonté, nos contemporains favorisent trop souvent un monde de violence. Pour qu’ils s’ouvrent à tes grâces de miséricorde, nous te prions, Prince de la Paix.
  4. Les sons de la nature, le chant des oiseaux, le rire des enfants, la brise légère du vent, nous animent dans une belle symphonie musicale. Accordes-nous la grâce de faire silence dans notre vie de tous les jours afin de profiter de cette tranquillité, nous te prions, Dieu d’harmonie.
  5. Trop de peuples vivent dans une ambiance de guerre. Pour que le dia-logue, les efforts de communications et les démarches diplomatiques, suscitent un respect entre toutes les Nations, nous te prions Dieu de l’Univers.

Prions

Seigneur, tout ce que tu as fait, tu l’as reconnu bon, mais l’équilibre de ta Création est brisé par le péché. Que tous les efforts de réparation et de réconciliation, ainsi que les projets de revalorisation de la dignité humaine, favorisent l’avènement d’une terre nouvelle et de cieux nouveaux selon les promesses de ta Parole.

AMEN


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